Infection Urinaire Basse
Résumé Clinique
Le patient présente un tableau clinique typique d'infection urinaire basse (cystite), bien que la survenue chez l'homme nécessite une vigilance accrue. La présentation initiale, dominée par des signes irritatifs (pollakiurie, brûlures mictionnelles, dysurie), a nécessité l'élimination systématique d'une prostatite aiguë, compte tenu du terrain masculin. L'examen clinique, notamment le toucher rectal normal et l'absence de syndrome fébrile franc, a permis d'orienter le diagnostic vers une atteinte vésicale pure. Les examens paracliniques (bandelette urinaire, ECBU, échographie) ont confirmé l'absence de complication haute (pyélonéphrite) ou d'obstacle sous-vésical (adénome prostatique obstructif, lithiase), validant ainsi le diagnostic de cystite masculine. Le diagnostic différentiel, incluant l'urétrite, la prostatite et les pathologies inflammatoires de la vessie, a été écarté par la concordance des données cliniques et bactériologiques. L'évolution favorable sous monothérapie par fosfomycine-trométamol confirme la sensibilité du germe causal, Escherichia coli. La prise en charge en médecine générale repose ici sur une hydratation rigoureuse et une antibiothérapie ciblée, avec une surveillance de la reprise de la fonction mictionnelle. L'absence de récidive immédiate ou de signe de gravité permet une prise en charge ambulatoire, sous réserve d'une éducation thérapeutique sur l'hygiène mictionnelle et l'importance du suivi en cas de symptômes persistants ou de récidives, justifiant éventuellement un bilan urologique plus complet (cystoscopie) si le tableau devait se répéter.