Fibrillation Auriculaire
Résumé Clinique
Patient de 78 ans, aux antécédents d'HTA, hypercholestérolémie et diabète de type 2, adressé pour dyspnée progressive, œdèmes des membres inférieurs et palpitations. L'examen clinique objectivait une tachycardie irrégulière, des signes de congestion pulmonaire et des œdèmes. Le bilan biologique initial montrait une élévation modérée de la créatinine, une élévation de la CRP et du BNP, et une élévation discrète de la troponine I. L'ECG initial était en rythme irrégulier, sans onde P visible, évoquant une fibrillation auriculaire. L'échocardiographie mettait en évidence une dilatation de l'oreillette gauche et une hypertrophie ventriculaire gauche, sans valvulopathie significative ni dysfonction systolique majeure. La radiographie pulmonaire objectivait une congestion. Le diagnostic différentiel principal à ce stade incluait l'insuffisance cardiaque aiguë décompensée sur une cardiopathie sous-jacente, un syndrome coronarien aigu, une embolie pulmonaire, une cause infectieuse ou inflammatoire, et une pathologie thyroïdienne. L'évolution sous traitement symptomatique (diurétiques, bêta-bloquants) a montré une amélioration clinique, mais le rythme irrégulier a persisté. La normalisation de la troponine a écarté un SCA. L'Holter ECG a confirmé la présence de multiples épisodes de tachyarythmie supra-ventriculaire rapide et irrégulière, avec des périodes de rythme sinusal, rendant le diagnostic de fibrillation auriculaire hautement probable, malgré l'absence d'ondes P clairement définies et l'irrégularité constante. Les explorations complémentaires ont permis d'écarter les autres étiologies. Le diagnostic final retenu est celui d'une fibrillation auriculaire paroxystique évoluant vers une forme persistante, probablement favorisée par l'hypertension artérielle, l'âge, et l'hypertrophie auriculaire gauche.