Polymyosite
Résumé Clinique
Ce cas clinique concerne un homme de 58 ans, professeur d'histoire, présentant une faiblesse musculaire proximale progressive et une fatigue généralisée, évoluant depuis 6 mois. L'examen clinique révèle une amyotrophie et une diminution de la force musculaire, particulièrement marquée au niveau des membres inférieurs et des épaules. Le bilan biologique met en évidence une élévation majeure des enzymes musculaires, notamment les CK et l'aldolase, avec des valeurs significativement augmentées, orientant vers une atteinte myogénique. L'IRM musculaire confirme une atteinte myogène diffuse, et l'EMG met en évidence des anomalies caractéristiques d'une myopathie inflammatoire. Le diagnostic différentiel doit écarter une myopathie d'effort, une hypothyroïdie, une dystrophie musculaire, une intoxication médicamenteuse (statines notamment) ou toxique, et une myosite paranéoplasique. L'absence de signes cutanés typiques de la dermatomyosite et l'absence de signes de vascularite périphérique font évoquer une polymyosite. La confirmation diagnostique repose sur la biopsie musculaire, qui, dans ce cas, a révélé une inflammation endomysiale et une nécrose des fibres musculaires. La prise en charge initiale repose sur une corticothérapie à faible dose, à laquelle le patient a montré une réponse favorable, associée à un traitement par immunoglobulines intraveineuses en cas de réponse insuffisante ou de forme sévère. Le suivi doit être régulier, surveillant la réponse clinique, biologique et la tolérance du traitement, tout en recherchant une éventuelle atteinte d'autres organes, notamment cardiaque et pulmonaire, fréquentes dans les myopathies inflammatoires.