Hépatite Aiguë Médicamenteuse
Résumé Clinique
Il s'agit d'un cas d'hépatite aiguë cholestatique secondaire à la prise d'amoxicilline-acide clavulanique, une étiologie fréquente mais souvent sous-diagnostiquée dans le cadre des hépatites médicamenteuses. Le patient présente un tableau de cholestase biologique prédominante avec une cytolyse modérée, typique d'une réaction d'hypersensibilité idiosyncrasique. La prise en charge a reposé sur l'arrêt immédiat de l'antibiotique. Le diagnostic différentiel, incluant les hépatites virales (A, B, C, E), les causes auto-immunes et les pathologies obstructives des voies biliaires, a été éliminé par l'imagerie et la sérologie. La physiopathologie repose sur des mécanismes métaboliques ou immunologiques où le métabolite de l'acide clavulanique joue un rôle clé dans la toxicité hépatocytaire. La surveillance rapprochée du TP/INR est cruciale pour détecter une insuffisance hépatocellulaire aiguë. Le pronostic est généralement favorable après éviction de l'agent causal, bien que des formes chroniques ou fulminantes puissent exceptionnellement survenir. Ce cas illustre l'importance d'une anamnèse médicamenteuse rigoureuse chez tout patient présentant un ictère sans obstacle radiologique.