Dossier Éducatif

Coqueluche de l'Adulte

CIM-10: A37.1

Résumé Clinique

Il s'agit d'un homme de 42 ans, ingénieur en informatique, présentant une toux sèche persistante depuis trois semaines, caractérisée par des quintes épuisantes, particulièrement nocturnes, avec vomissements et rougeurs au visage, sans fièvre ni signes d'infection respiratoire haute évidente. Les antécédents sont marqués par une vaccination à jour mais un rappel DTPolio datant de 5 ans. L'examen clinique révèle une fatigue, une légère fièvre et une hyperlymphocytose marquée sans syndrome inflammatoire. La radiographie pulmonaire est normale et les tests virologiques courants négatifs. La sérologie positive pour IgM anti-Bordetella pertussis confirme le diagnostic de coqueluche chez cet adulte. La physiopathologie repose sur l'action de la toxine pertussique qui perturbe la signalisation cellulaire, entraînant une inflammation des voies aériennes et une réponse immunitaire complexe, notamment une hyperlymphocytose. Le diagnostic différentiel doit écarter une bronchite chronique, une infection virale atypique (Mycoplasma, Chlamydia), une tuberculose pulmonaire, une trachéobronchite, voire une cause néoplasique ou une insuffisance cardiaque débutante, surtout chez un patient présentant des facteurs de risque. La prise en charge repose sur une antibiothérapie par macrolide (azithromycine) pour réduire la contagiosité et limiter la durée des symptômes, associée à des mesures symptomatiques pour gérer la toux et les vomissements. La surveillance des signes de gravité est primordiale, bien que rares chez l'adulte vacciné.