Ostéoporose Fracturaire
Résumé Clinique
Monsieur Bernard Dubois, 68 ans, ingénieur retraité, est admis pour lombalgies aiguës et syndrome inflammatoire biologique. Les antécédents révèlent une HTA, une dyslipidémie, une fracture du poignet inexpliquée, et surtout une corticothérapie au long cours pour une vascularite systémique. L'examen clinique retrouve une douleur rachidienne, une limitation des mouvements et un syndrome inflammatoire. La biologie confirme l'inflammation (CRP, VS) avec une anémie normocytaire et des phosphatases alcalines élevées. La calcémie et la créatinine sont normales. L'ostéodensitométrie (non réalisée initialement mais fortement suspectée) serait typiquement en faveur d'une ostéoporose sévère. L'imagerie (radio, IRM) met en évidence des tassements vertébraux récents sans étiologie tumorale ou infectieuse évidente, mais avec un œdème médullaire et une hyperfixation scintigraphique témoignant d'une réaction osseuse. Le diagnostic d'ostéoporose fracturaire, particulièrement une ostéoporose cortico-induite compliquée de fractures vertébrales, est retenu. Le diagnostic différentiel principal inclut une métastase vertébrale, un myélome multiple, une infection (spondylodiscite), ou une fracture vertébrale traumatique mineure sur ostéoporose banale. La prise en charge repose sur la lutte contre la douleur, la prévention des récidives et le traitement de l'ostéoporose, avec une optimisation du traitement de la vascularite et une diminution progressive de la corticothérapie si possible. Le suivi doit inclure une ostéodensitométrie et une surveillance des marqueurs osseux. Une supplémentation en calcium et vitamine D est indispensable.