Spondylarthrite Ankylosante
Résumé Clinique
Il s'agit d'un patient de 42 ans, architecte, présentant des lombalgies chroniques inflammatoires depuis 2 ans, typiques d'une atteinte axiale. Les antécédents familiaux (père décédé d'une cardiopathie) et personnels (uvéite antérieure) sont significatifs. L'examen clinique révèle une raideur rachidienne et une limitation des mobilités, sans arthrite périphérique marquée. Le bilan biologique montre une inflammation systémique avec VS et CRP élevées, et des sérologies rhumatismales négatives, orientant vers une spondyloarthrite. L'imagerie est clé : la sacro-iliite bilatérale sur la radiographie et surtout l'atteinte inflammatoire de la colonne vertébrale sur l'IRM confirment le diagnostic. La recherche et la positivité du HLA-B27, bien que non indispensable, renforcent la suspicion. Le diagnostic différentiel doit inclure la lombalgie mécanique commune, les discopathies dégénératives symptomatiques, les arthrites infectieuses, les autres spondyloarthrites (arthrite psoriasique, arthrite réactionnelle, spondylarthrite associée à une maladie inflammatoire chronique de l'intestin), et plus rarement les métastases rachidiennes ou les lymphomes. La physiopathologie repose sur une interaction complexe entre facteurs génétiques (HLA-B27), environnementaux et immunitaires, entraînant une inflammation chronique touchant principalement le squelette axial et les enthèses. La prise en charge associe des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en première intention, des kinésithérapies adaptées, et dans les formes plus sévères ou réfractaires, des biothérapies (anti-TNF, anti-IL17). Une surveillance cardiologique régulière est nécessaire en raison du risque accru de complications cardiovasculaires.