Maladie de Parkinson
Résumé Clinique
Il s'agit d'un patient de 42 ans présentant un syndrome parkinsonien unilatéral inaugural. Le diagnostic est guidé par la triade classique akinésie-rigidité-tremblement (ici au repos discret et prédominant sur la rigidité) complétée par des signes pré-moteurs évocateurs : anosmie, troubles du comportement en sommeil paradoxal et constipation. La physiopathologie repose sur une perte neuronale dopaminergique dans la substance noire pars compacta, liée à l'accumulation d'alpha-synucléine (corps de Lewy). L'absence de signes atypiques (absence de syndrome pyramidal, cérébelleux ou dysautonomie sévère précoce) permet d'éliminer les syndromes parkinsoniens atypiques comme l'atrophie multisystématisée ou la paralysie supranucléaire progressive. La confirmation diagnostique est apportée par la scintigraphie DaTSCAN montrant une dénervation nigro-striée et surtout par la réponse positive aux dopaminergiques. La prise en charge initiale chez ce patient jeune privilégie les agonistes dopaminergiques ou les IMAO-B pour retarder l'introduction de la L-DOPA et limiter les complications motrices à long terme. Le pronostic fonctionnel dépend de la gestion des fluctuations motrices et des troubles non moteurs qui apparaissent au cours de l'évolution. La prise en charge doit être multidisciplinaire, incluant kinésithérapie et suivi neuropsychologique régulier.