Dossier Éducatif
Syndrome de choc toxique staphylococcique
CIM-10: A48.3
Résumé Clinique
Le cas présente une patiente de 35 ans admise en réanimation pour un choc toxique staphylococcique d'origine menstruelle. Cette pathologie rare mais extrêmement grave est liée à la libération de la toxine TSST-1 par Staphylococcus aureus, agissant comme un superantigen. La prise en charge repose sur un remplissage vasculaire agressif, l'introduction rapide de noradrénaline, le retrait immédiat du corps étranger (tampon), et une antibiothérapie associant une béta-lactamine antistaphylococcique et un inhibiteur de la synthèse protéique toxinique (Clindamycine ou Linézolid). L'administration d'immunoglobulines intraveineuses (IgIV) est discutée dans les formes réfractaires.